Jeu concours : Gagnez « La solitude du coureur de fond »

Bonsoir les amis,

Comme promis à l’ouverture de ce blog (Cours toujours !), je vous offre, après chaque revue d’un livre, un exemplaire de celui-ci.

Cette semaine, c’est donc La solitude du coureur de fond, Alan Sillitoe.

Pour le recevoir, rien de plus simple : vous partagez ce message sur réseaux sociaux (Facebook ou Twitter ou les deux), vous likez la page Facebook DesLivresPourCourir et vous attendez vendredi 16/12/2016 à 19h que je procède au tirage au sort.

Merci qui ?

La solitude du coureur de fond, Alan Sillitoe

Bonjour les amis,

Tout est étrange dans ce long monologue qui constitue cette courte oeuvre écrite par un auteur détestant le sport mais qui a su capter l’essence même de la course à pied.

Etrange cette absence de suspens car l’issue est annoncée dès le début, étrange ce prisonnier qu’on laisse sortir chaque jour pour son footing, étrange ce champion qui ne rêve que d’avoir le courage de perdre pour ne pas se perdre.

La somme de ces étrangetés rend le récit poignant et poétique, les courses matinales dans le froid des brumes anglaises réelles et le souffle rauque de Smith, jeune délinquant en révolte contre l’ordre établi à défaut de l’être contre son destin, présent.

Manifeste anarchiste, à moins que ce ne soit un cri de révolte contre le déterminisme social et la condition ouvrière en Angleterre au lendemain de la deuxième guerre mondiale, ce livre se lit comme il semble avoir été écrit, d’une traite.

Apre comme un cross d’hiver, ce texte nous laisse pantelants à l’arrivée, partagés entre le goût du sang et de la bile et le bonheur de n’avoir fait qu’un avec la course, de s’être abandonné au parcours.

Pour la version poche (avec une très bonne préface qui vaut, presque, à elle seule le texte) : http://amzn.to/2gS2BJq

Pour le DVD : http://amzn.to/2hglJ71

Alan Sillitoe

Alan Sillitoe est né en 1928 à Nottingham et est décédé en 2010 à Londres après avoir incarné le mouvement des Angry Young Men dans les années 1950.

Bien qu’ayant quitté l’école à quatorze ans pour devenir ouvrier, il publiera vingt quatre romans, sept recueils de nouvelles et sept recueils de poésie. Il fut, en termes d’audience et de registre, à la littérature anglaise ce que Ken Loach est à son cinéma : il a dénoncé avec passion et sincérité la misère sociale anglaise.

Et il y a toutes les raisons de ne pas vous le présenter en ce lieu dédié à la littérature célébrant la course à pied.

« Il m’a toujours semblé que le sport ne sert qu’à asservir l’esprit et le corps. C’est la principale arme « civilisatrice » du monde occidental, une façon d’imposer une discipline collective. (…) La torche olympique est une flamme de servitude ; fuyez la aussi vite que vous pourrez, cela devrait suffire à vous donner de l’exercice! » dans Mountains and Caverns.

Et pourtant …