Courir, Mourir, Marco Lodoli

Bonjour les amis,

Aujourd’hui je vous parle d’un récit aussi halluciné que s’il avait été écrit après le trentième kilomètre d’un marathon, quand le cerveau en manque de glucides amène les pensées à se fracasser contre un mur et les muscles se mettent à penser d’eux mêmes.

Cesare, le jour où il s’est d’un seul coup retrouvé sans famille, est allé s’acheter une paire de chaussures de course. Sans savoir pourquoi. Et le jour de son licenciement, a pensé : « A compter de ce jour, je vais pouvoir courir jour et nuit. »

Cesare, court son premier marathon, course à l’image d’une vie engloutie par la route et la nuit, ponctuée de brèves rencontres aussi bancales que furtives. Cesare court et vit lentement, sans but, sans raison mais sans relâche, chaque kilomètre entamé appelant le kilomètre suivant, chaque activité débutée avortée avant son terme afin de repartir en quête d’une inaccessible satisfaction.

Marco Lodoli (http://des-livres-pour-courir.com/marco-lodoli/), venu à la littérature par la poésie, nous donne à contempler une vie consumée par les flammes d’une éternelle insatisfaction, flammes contenues et attisées par un abrutissement quotidien. Seules la course à pied et une chèvre (!?) paraissent pouvoir amener un semblant d’ordre dans ce chaos romain.

Pour vous abandonner aux mêmes vertiges que Cesare : http://amzn.to/2hLaHVL

La solitude du coureur de fond, Alan Sillitoe

Bonjour les amis,

Tout est étrange dans ce long monologue qui constitue cette courte oeuvre écrite par un auteur détestant le sport mais qui a su capter l’essence même de la course à pied.

Etrange cette absence de suspens car l’issue est annoncée dès le début, étrange ce prisonnier qu’on laisse sortir chaque jour pour son footing, étrange ce champion qui ne rêve que d’avoir le courage de perdre pour ne pas se perdre.

La somme de ces étrangetés rend le récit poignant et poétique, les courses matinales dans le froid des brumes anglaises réelles et le souffle rauque de Smith, jeune délinquant en révolte contre l’ordre établi à défaut de l’être contre son destin, présent.

Manifeste anarchiste, à moins que ce ne soit un cri de révolte contre le déterminisme social et la condition ouvrière en Angleterre au lendemain de la deuxième guerre mondiale, ce livre se lit comme il semble avoir été écrit, d’une traite.

Apre comme un cross d’hiver, ce texte nous laisse pantelants à l’arrivée, partagés entre le goût du sang et de la bile et le bonheur de n’avoir fait qu’un avec la course, de s’être abandonné au parcours.

Pour la version poche (avec une très bonne préface qui vaut, presque, à elle seule le texte) : http://amzn.to/2gS2BJq

Pour le DVD : http://amzn.to/2hglJ71

Joyeux anniversaire : Alain Mimoun, dernier médaillé français du marathon aux JO

Bonjour les amis,

Aujourd’hui, 13 décembre 2016, est le soixantième anniversaire de la médaille d’or d’Alain Mimoun sur marathon aux Jeux Olympiques de Melbourne.

Pour revoir cette victoire, c’est ci dessous.

Depuis, la France n’a plus été médaillée sur la distance et les espoirs de revoir une telle performance semblent minces.

Pour un très bon ouvrage, récent, retraçant la brillante carrière d’Alain Mimoun (médaillé d’argent, juste derrière Emil Zatopek aux 5 000 m et 10 000 m des JO d’Helsinki en 1952), n’hésitez pas à suivre ce lien : http://amzn.to/2hhkuV5

Et pour un article très complet sur cet anniversaire, je vous invite à cliquer ici :http://www.atleticrun.com/histoire_course_a_pied/60-ans-titre-olympique-alain-mimoun-marathon/

Bonne journée, bonne lecture, bon run

 

Le gagnant de « Courir » est …

Bonjour les amis,

Aurélien Gobin a été tiré au sort ; en s’abonnant au blog (pour prise de contact par email et envoi) il recevra « Courir » de Jean Echenoz.

Si dimanche soir il ne l’a pas fait, je procéderai à un nouveau tirage au sort.

Et la semaine prochaine, une nouvelle chronique et un nouveau livre à gagner.

A suivre …

Courir, Jean Echenoz

Echenoz

Bonjour les amis,

La première lecture que j’ai choisi de partager avec vous est une biographie romancée de la vie de l’immense champion tchécoslovaque Emil Zatopek, triple médaillé d’or olympique à Helsinki (5.000m, 10.000m et marathon ; Notice Wikipedia).

L’auteur, Jean Echenoz, s’il est une pointure de la littérature, n’est pas une autorité de l’athlé. Cela fait du livre un roman à mettre entre toutes les mains, y compris celles qui n’ont jamais lacé de pointes, griffé le tartan sous les ordres du starter ou épinglé un dossard.

Ce petit livre (140 pages), que même des sportifs peuvent lire, est un condensé d’ironie. A l’ironie de la vie d’Emil Zatopek dont le premier métier sera de fabriquer des chaussures avant d’en devenir grand consommateur, qui ne sera pas mobilisé en temps de guerre mais deviendra soldat dès la paix rétablie, Jean Echenoz ajoute une évocation mordante des conditions matérielles et politiques de la vie quotidienne en Tchécoslovaquie pendant l’ère communiste.

J’ai appris, au fil de la lecture, pèle mêle, qu’Emil Zatopek n’est arrivé à la course à pied que sous la pression de son employeur, qu’il a introduit dans la course de fond le sprint final, inventé l’entraînement fractionné et que la plupart de ses exploits en terre tchécoslovaque ont eu lieu à Ostrava (aucun lien avec Strava).

L’énumération des différentes techniques d’entraînement conçues et testées par Emil Zatopek force l’admiration et laisse rêveur ; entre courir en retenant sa respiration jusqu’à en perdre connaissance et courir dans sa baignoire en foulant son linge, je ne sais dire ce qui m’a le plus interloqué.

J’ai apprécié que le style employé par Jean Echenoz s’accorde à l’idée qu’on se fait du niveau de réflexion d’un athlète ; cela donne au livre un accent d’authenticité qui nous plonge dans le récit. Je ne peux néanmoins m’empêcher de penser que ce snobisme partagé entre auteur et lecteur est probablement malvenu : Emil Zatopek parlait couramment neuf langues.

Enfin, Jean Echenoz a le mérite de suivre Emil Zatopek dans la disgrâce, au fond des mines d’uranium puis dans son emploi d’éboueur -reconnu et acclamé par les habitants- avant une tardive réhabilitation, une fois l’ère communiste consommée.

Et suivre Emil Zatopek, pas grand monde n’en a pas été capable. L’écriture précise, serrée, dynamique de Jean Echenoz est le plus bel hommage qui pouvait être rendu à un maître du mouvement.

« La course de fond est-elle une métaphore de l’écriture (…) ? Qu’importe. La question est ailleurs : pourquoi diable la lecture d’Echenoz – et de Courir singulièrement – nous procure-t-elle une si parfaite jubilation ? » Patrick Kéchichian (Le Monde).

Pour acheter « Courir » chez Amazon, suivre le lien

Les dix meilleurs livres de running … in english

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Bonjour les amis,

Je ne vous ai pas encore dit que ma grand mère maternelle était américaine et que j’ai effectué une partie de mes études aux Etats-Unis. C’est d’ailleurs à cette occasion que j’ai gagné mon seul trophé en course à pied au XXème siècle. J’ai fini troisième de la catégorie junior d’un 20 km sur route : nous étions trois concurrents.

Bref, je lis autant en anglais qu’en français, ce qui me permet de découvrir des livres qui seront traduits plus tard, ou jamais, en français.

Je me propose de vous faire profiter de mes lectures récentes, en vous faisant grâce des livres qui ont été traduits en français et dont je vous parlerai probablement ultérieurement. Cette liste est donc parfaitement subjective (à ceci près, quand même, que je m’étais renseigné sur leur popularité et leurs qualités avant d’acquérir les livres).

Au delà du temps que vous fait gagner cette liste, j’attire votre attention sur le fait qu’elle présente un deuxième intérêt en ce premier jour de l’Avent.

Comme vous l’avez déjà observé, pensant bien faire, famille et amis qui ne courent pas n’ont aucune idée de ce qui vous serait utile ou vous ferait plaisir et finissent par vous acheter un t-shirt technique que vous rangerez parmi vos vingt-cinq autres t-shirt gagnés sur les courses, des chaussettes sympa … avec couture intérieure, etc, etc.

Bref, n’hésitez pas à leur faire suivre cette liste pour qu’ils choisissent un de ces bons bouquins.

Ne me remerciez pas, j’aime vous rendre service, c’est à ça que sert ce blog.

Vous verrez qu’accolé à chaque livre je mets à disposition le lien vers Amazon. Cela a un double intérêt. Pour vous, car vous n’avez pas à effectuer une recherche du livre si vous voulez l’acquérir ou juste lire ce qu’il en est dit. Pour moi, car si vous acquérez le livre en passant par un de ces liens, Amazon me reverse une commission (je ne peux pas vous dire combien, je découvre le principe). Ce n’est pas pour ça que je fais ce blog, mais quitte à ce que vous achetiez un des livres après l’avoir découvert sur le blog, autant que cela permette au blog de payer ses frais d’hébergement.

Après cette longue introduction, voici la liste des dix meilleurs livres de running en anglais.

1. Once a Runner (1978) : http://amzn.to/2gap5Fc

Ce titre figure en haut de la liste pour des raisons objectives et subjectives.

Objectivement, c’est le premier, chronologiquement parlant, à être paru. C’est aussi le premier à avoir été publié à compte d’auteur avant de devenir un livre culte, ce qui le place, semblerait il, en première position, sur longue période, des ventes de  livres de ce genre.

Subjectivement, c’est en écrivant ce résumé que je découvre qu’il a  été écrit en 1978 et non au vingt et unième siècle. C’est dire si l’écriture est de suffisamment bonne qualité pour avoir traversé les décennies sans vieillir.

Subjectivement, toujours, « Once a runner » est un des rares livre qui réussit à re-transcrire l’ambivalence entre la volonté et la nécessité d’être monomaniaque de la course à pied pour prétendre atteindre les sommets et la nécessité de continuer à conduire une vie normale pour préserver un équilibre … nécessaire à la performance.

Comme tous les bons livres, c’est un livre de fiction qui pourra être lu avec plaisir par des nons coureurs.

En deux mots, nous suivons l’évolution d’un jeune coureur américain doué qui souhaiterait courir le mile en moins de quatre minutes, le Graal de la discipline. Nous vivons avec lui l’exigence de l’entraînement à haut niveau et observons comment il tente de trouver un équilibre entre son ambition athlétique et sa vie (une petite amie, l’université, la guerre du Vietnam). Il finira par mettre sa vie entre parenthèse pour préparer la course de sa vie. Pour savoir ce qui se passe après la parenthèse, il faudra le lire …

2. Duel In The Sun: Alberto Salazar, Dick Beardsley and America’s Greatest Marathon (2006) : http://amzn.to/2gLp0sZ

J’ai hésité à inclure ce livre dans la liste, pas parce que sa qualité laisse à désirer mais parce que je ne sais pas trop comment en parler pour réussir à exprimer le plaisir ressenti à le lire.

En deux mots, le livre est centré sur ce que les américains considèrent comme le plus disputé des marathons de Boston (le plus ancien marathon des USA et le plus sélectif), celui de 1983 qui, par son intensité, aura durablement marqué les corps des deux finalistes.

Construit de manière classique, en ce qu’il alterne chapitres descriptifs de la course et flashbacks expliquant le parcours d’un des deux protagonistes, il trouve un bon équilibre entre narration de la course et exposé de la vie de Beardsley, drogué repenti. Et oui, c’est américain, c’est donc aussi une histoire de rédemption.

3. Bowerman and the Men of Oregon (2007) : http://amzn.to/2fUjg0Y

Il s’agit d’une biographie de Bowerman, coach légendaire aux USA (il s’est occupé de Prefontaine et de l’équipe olympique des Etats Unis aux JO de Munich) et co fondateur de Nike. La vie de Bowerman a été suffisamment riche pour faire un bon bouquin.

Cette biographie permet aussi de revisiter l’histoire de l’athlétisme aux Etats Unis : la mise en place du programme d’athlétisme d’Oregon (encore aujourd’hui la référence nationale), la remise en cause du statut d’amateur des coureurs afin qu’ils puissent vivre de leur sport, le mouvement olympique, la naissance du mouvement jogging/running, la naissance et le développement de Nike, les revendications des athlètes noirs, etc, etc.

Bref, beaucoup plus qu’une biographie, c’est un bon descriptif de l’histoire de notre sport aux Etats Unis pendant la deuxième moitié du vingtième siècle.

4. The Perfect Mile: Three Athletes, One Goal and Less Than Four Minutes to Achieve It (2004) : http://amzn.to/2gaBKrU

Fut un temps où courir le mile (1 609 m) en moins de quatre minutes était considéré humainement impossible. Pourtant, suite aux JO de 1952, trois coureurs talentueux et aussi différents les uns des autres que possible (Bannister, étudiant anglais, Landy, fils de famille australien, Wes Santee, arrogant américain) décident de s’attaquer à cette barrière chronométrique.

La relation de cette rivalité sur trois continents est captivante et n’est pas sans rappeler « Les Chariots de Feu » ; c’est dire.

Votre objectif : le lire en moins de quatre heures !

5. PRE: The Story of America’s Greatest Running Legend (1977) : http://amzn.to/2gBETBz

Pendant cinq ans, personne aux Etats Unis n’a pu battre Prefontaine sur piste sur quelque distance que ce soit à partir du mile. A l’âge de vingt-quatre ans, il se tuera dans un accident de la route.

Bref, Pre est le James Dean de l’athlétisme, charme inclus.

Son talent, son charisme, une fin tragique trop tôt arrivée lui ont assuré une place au Panthéon de l’athlétisme américain.

Une bonne biographie.

6. The Silence of the Great Distance: Women Running Long (2000) : http://amzn.to/2fI0cEH

Ce livre évoque l’histoire de la course à pied longue distance féminine dans la deuxième moitié du XXème siècle. Mais surtout, et c’est là sa valeur ajoutée pour vous Mesdames, la narration de la carrière de Stephanie Herbst permet d’évoquer sans détours les risques et dangers d’une trop grande pression externe mais, plus encore, interne.

J’ai hésité avant de lire ce livre, craignant qu’il ne procède d’un artifice marketing courant en matière de course à pied : la promotion de produits spécifiquement féminins. Bien que n’étant pas femme, j’en ai apprécié la lecture et ai retrouvé beaucoup des travers du coureur (même loisir) en matière psychologique. Mais ce qui m’a encore plus frappé, c’est l’adhésion (ressentie à travers les commentaires) des femmes à ce livre, livre qui semble entrer en résonnance avec leur manière spécifique (?) d’internaliser motivation, ambition et pression.

La lecture parfaite pour une ultra runneuse anglophone (ça c’est du ciblage marketing !)

7. Running with the Mind of Meditation: Lessons for Training Body and Mind (2012) : http://amzn.to/2gXZ5Bh

Attention, OVNI (objet visuel non identifié).

J’ai terminé cet ouvrage avant-hier et n’ai donc pas beaucoup de recul. Mon avis gagnera en spontanéité ce qu’il perdra en objectivité et esprit de synthèse.

J’ai spécifiquement acheté ce livre car je cours demain une course de 24 heures et, à quelques semaines de l’échéance, je m’étais fait l’observation que si j’entraînais mes jambes, j’entraînais rarement mon esprit à ce type d’épreuves. Or, courir vingt quatre heures en rond sur un circuit d’un peu plus de un kilomètre, cela demande une capacité de concentration, ou d’abstraction, qui me fait défaut.

A mi lecture, je me suis dit que ce livre n’était pas pour moi car je ne suis pas un adepte, à ce jour, de la méditation. Puis je me suis dit que ce n’était probablement pas pour des non coureurs non plus. Et pourtant, ai je raisonné, le livre se vend et est recommandé ; il doit bien y avoir une raison. Je la cherche encore.

Comprenez moi bien, je ne dis pas que le livre n’est pas agréable à lire, instructif, etc, etc. C’est juste que je ne comprends pas à qui il se vend : y a t il tant de moines boudhistes ultra runners refoulés dans le monde ?

Et puis, petit à petit, je me surprends, en courant, à repenser au livre. Ce qui est assez rare ; habituellement, une fois lus, ils sont rangés dans une case mémoire et n’en ressortent pas.

Bref, si vous courrez, avez l’impression de parfois un peu méditer, involontairement, en le faisant, et que vous voulez en savoir plus, voire progresser, c’est un bon livre. Mais ce n’est ni un roman, ni un guide pratique, ni un essai, ni …  Et pourtant, ça se lit bien.

8. An Accidental Athlete: A Funny Thing Happened on the Way to Middle Age (2011) : http://amzn.to/2fVxoY0

Attention, avis totalement subjectif.

Ce livre est la narration drôlatique de la transformation d’un citadin moderne, fumeur, sédentaire en un coureur sans talent athlétique mais persévérant, ce qui lui permettra de passer du statut de sédentaire au statut de coureur médiocre.

Toute ressemblance avec un auteur de blog intitulé http://www.42ans-42bornes.com serait fortuite.

Ce livre, enlevé, drôle et sensible permet de suivre, sourire aux lèvres, toutes les étapes de la découverte du running, de ses codes et de ses manies et de la transformation physique et mentale qui s’opèrent chez le narrateur.

A mettre entre toutes les mains de coureurs en devenir.

9. Why We Run: A Natural History (2002) : http://amzn.to/2fVGROT

Je ne saurais dire si ce livre est culte ou si il le deviendra, mais il mériterait de l’être.

Un autre titre, qui avait déjà été pris, aurait pu être « La solitude du coureur de fond » ; c’est en tout cas ce qu’on ressent à la lecture du récit de Bernd Heinrich même si ce n’est pas l’objet du livre.

Pour simplifier, car le livre va au delà de cette narration, Bernd Heinrich nous décrit sa préparation pour une course de 100 km (il établira alors le record du monde). Mais au delà de la description de cette préparation et de la course, qui est un morceau de bravoure, il nous livre ses réflexions sur les raisons qui nous font repousser nos limites. Et comme il est à la fois scientifique et philosophe, il nous ouvre, de manière pragmatique, de nombreuses pistes de réflexion originales.

Je vous invite à visionner la brève et belle video ci-après qui met en scène Bernd Heinrich.

10. Swoosh: The Unauthorized Story of Nike and the Men Who Played There (1991) : http://amzn.to/2gCYIZ8

Cette relation de la naissance, du développement, de la crise et de la renaisance de Nike (jusqu’à la fin des années 1980) est passionnante en ce qu’elle décrit la personnalité des fondateurs, leurs intuitions et audaces et la manière dont ce qu’on appelerait aujourd’hui une start up parvient, ou pas, à s’organiser pour devenir un groupe tout en conservant le supplément d’âme qui lui a permis d’émerger, exister, croître.

Ce livre, qui se lit comme un roman, est aussi, au delà de l’histoire de Nike et ses acteurs, un contre manuel de management.

Et voilà, c’est fini.

Dites moi ce que vous pensez de ceux que vous avez déjà lu parmi cette liste..

N’hésitez pas à me poser des questions sur les livres ci dessus mentionnés.

Et enfin, n’hésitez pas à me suggérer des livres qui vous semblent devoir figurer à cette liste.

A suivre …

Jean Echenoz

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Jean Echenoz est né à Orange (Vaucluse) en 1947. Prix Médicis 1983 pour Cherokee. Prix Goncourt 1999 pour Je m’en vais.

Trois de ses derniers ouvrages, Ravel (2006), Courir (2008) et Des Eclairs (2010) constituent des « fictions sans scrupules biographiques ».

Jean Echenoz a tout d’un coureur.

Son style minimaliste (140 pages pour Courir, comme si les phrases avaient fait des efforts pour atteindre leur poids de forme pour une efficacité maximale), son ironie (Courir, après Je m’en vais ? Des biographies fictives ?) souvent présente chez les forçats du bitume confrontés à l’inanité de leurs efforts, la présence du mouvement dans ses oeuvres seraient susceptibles d’en faire un membre de la confrérie des coureurs.

Mais court il ?

Je n’en sais rien ; je vais le lui demander.

Combien y a-t’il de livres sur la course à pied ?

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Bonjour les amis,

Ce n’est pas le tout de vous annoncer que je vais beaucoup lire et vous en faire profiter.

Encore faut-il savoir de combien de livres nous parlons. Aussi bien, si j’en lis un par semaine, que le stock existant est d’une cinquantaine et que la production annuelle de cinq, début 2018 nous aurons fait le tour de la question …

A question simple, bien entendu, réponse complexe.

D’après la FNAC, la catégorie compte 100 livres à ce jour (30/11/2016). Et l’observation de cette catégorie fait apparaître qu’au moins la moitié des meilleures ventes sont des guides pratiques (six ouvrages sur les dix premiers).

C’est tellement vrai que la collection « …pour les nuls » a commis trois ouvrages. « Courir un marathon pour les nuls » en 17ème place, « Courir pour les nuls » en 47ème place et « Je me mets au running pour les nuls » en 78ème place. Il est assez piquant d’observer que le classement est inverse au sens de progression en course à pied, comme s’il y avait plus de marathoniens putatifs que que de grands débutants.

Néanmoins, un examen plus approfondi de la liste fait apparaître que, justement, n’apparaît pas « Courir » de Jean Echenoz, relatant avec sobriété et maestria la vie d’Emil Zatopek. En revanche, en 57ème position de la liste apparaît un « Zatopek et ses ombres ». Il ne s’agit donc pas d’un boycott de la vie d’Emil.

Toujours à la FNAC, une recherche non pas par catégorie mais sur le mot « courir » indique 175 références avec les inévitables courses automobiles, courses alimentaires et romans dont les titres utilisent le mot courir. Triée par meilleures ventes, cette liste fait ressortir en cinquième position « Courir » de Jean Echenoz.

Comme Jean Echenoz n’est ni entraîneur, ni athlète de haut niveau ni même, pour ce que j’en sais, coureur, je comprends que son livre ne soit pas classé à la rubrique sport / course à pied. Même si cela ne m’arrange guère pour tenter de faire le tour de la question.

Mais comment comprendre le fait que la biographie de Marie-José Perec, intitulée « Rien ne sert de courir » n’apparaisse que dans cette deuxième liste et pas dans la première (où figurent des biographies, de Usaïn Bolt à Alain Mimoun) ?

En désespoir de cause, je décide d’abandonner l’outil FNAC qui me semble trop limitatif (j’ai chez moi une vingtaine de livres, en français, qui ne figurent sur aucune des deux listes, dont de grands classiques tels que « Courir, Mourir » de Lodoli qui n’est pas disponible sur l’ensemble du site) et mal indexé (un autre grand classique « La solitude du coureur de fond » de Sllitoe, bien que disponible sur le site quand on le recherche spécifiquement ne figure à aucune des deux listes).

Je me tourne donc vers Amazon. Et là, sidération. 3 335 résultats !

A suivre …

 

Lire en courant. Quel est le livre idéal ?

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Bonjour les amis,

Telethon oblige, vendredi je m’aligne sur les 24h de Les Ulis.
Départ 19h (il fera nuit) et arrivée … 19h le lendemain, samedi.

Pourquoi s’imposer une telle épreuve ?

Le premier objectif, c’est contribuer.
Pour chaque kilomètre parcouru, un Euro est reversé au Téléthon.

Le deuxième objectif, c’est de pouvoir avoir une chance de me qualifier pour le Sparthatlon 2017.
Et pour ça, il faut courir 216 km (qualification directe) ou alors au moins 180 km (pour participer au tirage au sort).

Bref, pour chacun des deux objectifs, plus j’aligne de kilomètres, mieux c’est.

Le problème en longue distance, c’est de réussir à distraire son esprit suffisamment pour ne pas se rendre compte de l’effort qui reste à accomplir.

Je vais donc tester la solution audio book.
Et pour rester dans l’esprit running, je voudrais écouter un livre qui parle de course à pied.

A part Born to Run que j’ai déjà lu, quelles seraient vos recommendations ?
Toute suggestion est la bienvenue : il y va de mon kilométrage et, donc, de ma contribution au téléthon et de ma qualification éventuelle au Sparthatlon.

Merci à tous de vos idées, bonne semaine et bon running.