« Sables émouvants » de Cécile Bertin

Bonjour les amis,

L’incontournable Cécile Bertin a commis un ouvrage, et c’est raté.

En effet, elle tente de nous faire croire qu’elle est une coureuse de type loisir, option tourisme. Et comme elle est douée pour la narration, on la croit.

Jusqu’au Marathon des Sables 2012 où elle nous parle de classement pour la première fois (333e, ce qui, sans être un classement de coureur de classe internationale la situe dans le premier tiers du peloton), ce qui sème la graine du doute sur ses performances. Le titre du chapitre suivant, Gobi, arrose la graine du doute et l’enchaînement des courses en cette année 2012 bien chargée, finit de nous convaincre qu’on avait raison de douter.

Bref, la mystification est ratée et le livre est réussi.

Au delà des compte rendus de course, pleins d’enseignements et teintés d’humour et auto dérision, on suit aussi, surtout, la transformation d’une coureuse qui découvre l’ultra en s’excusant presque de s’autoriser à y participer en une coureuse d’ultra aguerrie qui finit par penser -aussi- classement.

La pudeur fait que l’ouvrage ne traite que de courses mais on comprend que la performance tient aussi, dans la capacité à mener de front vie familiale (quatre enfants…), vie professionnelle et courses.

Tous ceux qui ont vécu les deux à trois semaines d’abattement qui suivent la participation à un ultra d’au moins 100 miles imagineront les trésors de volonté dont il a fallu faire preuve une fois la ligne d’arrivée franchie et le quotidien de nouveau omniprésent.

L’ouvrage est un bon témoignage à mettre entre les mains de tou(te)s les apprentis coureurs d’ultra : à défaut d’y trouver moultes conseils pratiques ils y trouveront quelque chose de bien plus précieux, un état d’esprit fait d’humilité, auto dérision et persévérance, qualités indispensables pour ce type d’exercice hors norme.

Pour ma part, j’ai adoré le récit de la dernière course où on retrouve pleinement l’esprit ultra. Sans rien spoiler, disons juste que confrontée à une difficulté physique significativement handicapante, Cécile Bertin ne s’interroge pas une seconde sur l’opportunité d’abandonner mais, plutôt, sur les conséquences sur son rythme de progression.

Pour ce témoignage prenant et facile à lire malgré une mise en page qui mériterait un peu plus de clarté, c’est ici

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