Courir, Mourir, Marco Lodoli

Bonjour les amis,

Aujourd’hui je vous parle d’un récit aussi halluciné que s’il avait été écrit après le trentième kilomètre d’un marathon, quand le cerveau en manque de glucides amène les pensées à se fracasser contre un mur et les muscles se mettent à penser d’eux mêmes.

Cesare, le jour où il s’est d’un seul coup retrouvé sans famille, est allé s’acheter une paire de chaussures de course. Sans savoir pourquoi. Et le jour de son licenciement, a pensé : « A compter de ce jour, je vais pouvoir courir jour et nuit. »

Cesare, court son premier marathon, course à l’image d’une vie engloutie par la route et la nuit, ponctuée de brèves rencontres aussi bancales que furtives. Cesare court et vit lentement, sans but, sans raison mais sans relâche, chaque kilomètre entamé appelant le kilomètre suivant, chaque activité débutée avortée avant son terme afin de repartir en quête d’une inaccessible satisfaction.

Marco Lodoli (http://des-livres-pour-courir.com/marco-lodoli/), venu à la littérature par la poésie, nous donne à contempler une vie consumée par les flammes d’une éternelle insatisfaction, flammes contenues et attisées par un abrutissement quotidien. Seules la course à pied et une chèvre (!?) paraissent pouvoir amener un semblant d’ordre dans ce chaos romain.

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